Le point de non-retour : Nouvelle Lune éclipse solaire à 29° Verseau | 17 février 2026
- Heather Louise

- il y a 1 jour
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Dernière mise à jour : il y a 1 jour
Cette semaine, l’astrologie atteint une intensité que la plupart d’entre nous ne vivront qu’une fois : une Nouvelle Lune en éclipse solaire à 29° Verseau, dernier souffle avant la dissolution, point de non-retour, en carré à Uranus à 28° Taureau, tandis que Saturne et Neptune se rencontrent à 0° Bélier, le 20 février. L’œuf cosmique éclot au point zéro du zodiaque. Quelque chose d’entièrement neuf tente de naître des cendres.
C’est comme avoir les doigts branchés dans une prise électrique, qu’on le veuille ou non.
Mon propre thème est fortement activé avec ma dominante Verseau, et cette éclipse tombe sur mon Mars natal, en carré exact à mon Uranus à 29° Scorpion. Je ne vais donc pas édulcorer. J’écris depuis l’intérieur de cette énergie, à partir de mon vécu, tout en gardant une lecture archétypale.

Cette éclipse à presque 29° Verseau, degré final, s’inscrit dans un stellium puissant (Soleil, Lune, Mars, Vesta, Pluton) activant le Verseau de l’exilé, du dissident. L’ensemble forme un T-carré tendu avec Uranus à 28° Taureau et Lilith en Scorpion : l’insoumise bannie face au briseur de chaînes.
Mars conjoint Vesta scelle l’union de la guerrière et de la prêtresse. Une force qui ne combat pas pour l’empire mais pour le sacré. Le feu porté par celles et ceux qui ont vu clair et dit non ne peut plus être dissimulé. Il passe au grand jour.
Dans ce contexte, la rencontre Saturne–Neptune à 0° Bélier et Uranus activant une éclipse près du Nœud Nord, marque un effondrement. La dernière fois que Saturne et Neptune se sont rencontrés, c’était lors de la chute du mur de Berlin en 1989. Mais leur rencontre à 0° Bélier, au tout début du zodiaque, à l’équinoxe vernal, remonte à 4631 av. J-C.
Cette période correspond à la naissance de l’agriculture et à l’installation durable des sociétés humaines : la Révolution néolithique. L’humanité cesse d’être nomade, accumule des surplus, institue des hiérarchies, et passe d’une relation de réciprocité sacrée avec la Terre à une logique d’exploitation. C’est la cristallisation complète de l’ère post-déluvienne, le moment où le modèle dans lequel nous vivons encore aujourd’hui s’est verrouillé dans la matière.
Que l’Atlantide ait été un lieu réel ou une mémoire archétypale d’un mode d’être pré-hiérarchique et spirituellement intégré, sa Chute a créé les conditions de ce qui a suivi. Et ce qui a suivi est à l’œuvre depuis des millénaires.
Le mythe atlante parle d’une civilisation maîtrisant à la fois la technologie et le pouvoir spirituel, qui s’est effondrée par corruption et détournement de la connaissance sacrée. Ceux capables de canaliser la force vitale furent d’abord honorés, puis exploités. Les cristaux n’étaient pas décoratifs mais technologiques. Le voile entre les mondes restait perméable, jusqu’à ce que l’hubris fasse basculer l’ensemble dans le royaume de Neptune : dissolution et oubli collectif.
Depuis des millénaires, nous vivons dans les décombres de cette Chute. Nous avons bâti des empires sur le même schéma : miner la Terre, les êtres humains, animaux, végétaux, tout le vivant pour alimenter des systèmes au profit d’une infime minorité. Ce modèle est devenu si normalisé que nous l’appelons civilisation.
Certains systèmes nerveux sont configurés pour détecter ce qui reste caché. Non par supériorité spirituelle, mais parce que l’enfance les a fissurés, rendus perméables au trauma, à la toxicité. Ils fonctionnent comme des canaris dans la mine. Ils sentent le poison en premier. Je suis l’une d’elles.
Les visions ont commencé à treize ans, trois ans après la mort soudaine de mon père, fraîchement arrivée en Belgique. Celles d'enfants enfermés sous terre. J’avais des crises de panique si violentes que je croyais perdre la raison, bien avant de savoir quoi que ce soit de Dutroux, de son réseau, ou de la Marche blanche qui allait révéler l’ampleur du déni.
Il y a dix ans, au printemps 2016, j’ai été brièvement impliquée avec un homme gravitant autour d’une ancienne famille aristocratique belge, exerçant comme thérapeute et occupant une position d’influence discrète - une figure de pouvoir opérant dans l’ombre.
Cette relation a agi comme un déclencheur brutal. Pendant les attentats de Bruxelles, mes états de conscience étaient traversés par des images symboliques puissantes : rituels, sang, forces archaïques. Elles faisaient écho à une mémoire collective bien plus vaste, reliée pour moi au mythe de l’Atlantide et aux origines des structures de domination.
Lors de notre rupture, j’ai vécu une violence profondément déstructurante, ressentie comme une tentative d’humiliation et d’anéantissement psychique. Pour survivre, une dissociation intense s’est mise en place. Pendant de longs mois, j’ai vécu séparée de mon corps, traversant paralysies nocturnes et états de conscience altérés.
Cette traversée m’a confrontée à des mémoires plus vastes que ma seule histoire : des empreintes matrilinéaires liées à l’abus de pouvoir. Elle a marqué le début d’un long travail de réintégration.
Il m’a fallu des années pour comprendre que cet espèce de mage noir n’était pas seulement un prédateur extérieur, mais un miroir. L’ombre de mon propre pouvoir. La trace d’un archétype ancien, le prêtre atlante ayant autrefois détourné sa connaissance, portant encore la culpabilité de l’abus de pouvoir à travers les cycles. Une part de moi était restée figée au seuil, à 29° du Verseau, préférant le sacrifice à la réappropriation de sa puissance. Comprendre cela a marqué un basculement : le passage de la victime à l’initiée.
Aujourd’hui, les dossiers Epstein sont partout, et pourtant la sidération domine. Le "freeze" collectif. Le système nerveux déclarant que si nous ressentons pleinement ce qui a été fait aux innocents, nous ne survivrons pas. Le même schéma qu’avec Dutroux : une brève horreur, puis l’endormissement. Parce que croire au changement semble plus dangereux que le désespoir quand on est figé.
Voici ce que j’ai appris en quittant mon corps pendant des années puis en choisissant d’y revenir : la sidération n’est pas permanente. C’est une phase. Et nous approchons du point où soit le système s’effondre dans la dissociation totale, soit nous revenons dans notre corps, reprenons notre pouvoir, et reconstruisons sur une fondation entièrement différente.
Durant cette même période, j’ai accompagné des victimes des attentats de Bruxelles. Ceux qui s’en sont le mieux sortis n’étaient pas les moins blessés physiquement. La différence n’était pas la gravité de la blessure, mais l’identification : rester victime ou se reconnaître survivant. Entretenir l’horreur nous y maintient enchaîné.
La conscience de victime peut être une étape nécessaire, mais ce n’est pas un lieu de souveraineté. C’est un état de réaction et d’impuissance.
On pourrait dire que ce fut l’Œuvre au noir. Les survivants qui ont prospéré ont d’abord laissé le trauma circuler et se décharger dans leurs corps avant même de chercher à lui donner du sens. Ce n’est qu’après cette traversée de la matière sombre que quelque chose de véritablement nouveau a pu émerger : nouvelles carrières, nouvelles relations, profondeurs de compassion, goût renouvelé d’être vivants. Un véritable acte d’alchimie.
La dernière mue du Serpent de Bois, le premier souffle du Cheval de Feu
Cette nouvelle lune marque le Nouvel An chinois, nous sortons du Serpent de Bois et entrons dans le Cheval de Feu. En astrologie chinoise, les années du Cheval de Feu ont longtemps été perçues comme dangereuses. Non pas à cause d’événements extérieurs, mais parce que les femmes nées sous cette énergie refusaient la domestication. Elles ne tiraient pas la charrue. Elles n’acceptaient pas les clôtures. Elles ne confondaient pas protection et enfermement. Leur simple présence suffisait à ébranler des systèmes construits sur la soumission des corps féminins.
C’est cette même énergie qui revient aujourd’hui. Le climat cosmique ouvre une fenêtre rare où ce qui était visible depuis toujours devient enfin impossible à nier : les réseaux d’abus jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir, les systèmes d’extraction qui transforment les êtres sensibles en batteries générationnelles, et la manière dont nous avons appris à appeler cela « civilisation ».
Si vous attendiez une permission pour arrêter de vous épuiser afin de maintenir le confort de ceux qui dorment encore, si vous attendiez une permission pour vous pardonner d’avoir retourné votre puissance contre vous-même, ou de l’avoir offerte à ceux qui s’en nourrissaient, si vous attendiez une permission pour rentrer chez vous, vous reposer, aimer, être aimée sans devoir gagner la paix par la guerre, alors cette éclipse est là pour vous LIBÉRER !
Les anciennes structures sont déjà en train de s’effondrer qu’on le veuille ou non. La sidération millénaire qui nous maintenait figées dans des rôles qui n’étaient pas les nôtres commence à fondre sous une pression qui ne peut plus être contenue.
La rencontre de Neptune et Saturne à 0° Bélier, combinée à l’éclipse solaire à 29° Verseau formant un T-carré avec Uranus et Lilith, crée une intensité telle que ce qui était figé doit se transformer ou disparaître.
Nous n’avons jamais été destinés à servir de batteries pour faire tourner des systèmes corrompus. Notre tâche est d’éclairer le chemin pour celles et ceux qui sont prêts à bâtir autre chose sur les cendres de ce qui nous exploitait.
Le Cheval de Feu galope déjà ! Les clôtures cèdent ! Allons-nous courir avec lui vers la liberté ou rester dans une écurie en flammes qui finira par nous détruire ?



