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Véga et Sirius – Pleine lune de l’union sacrée du 3 janvier 2026

  • Photo du rédacteur: Heather Louise
    Heather Louise
  • 3 janv.
  • 7 min de lecture

Du 3 au 6 janvier 2026, une fenêtre s'ouvre dans le ciel. Quatre jours pour traverser un passage initiatique qui ne demande rien d'autre que notre présence.


La pleine lune du 3 nous place sur l'axe Cancer-Capricorne - l'axe de la Grande Mère et de la Sage Ancienne. D'un côté, Vénus et le Soleil en Capricorne embrassent Véga, l'étoile de la Lyre, porteuse de la mémoire du féminin harmonieux. De l'autre, la Lune en Cancer se blottit contre Sirius, l'étoile qui guide les baleines depuis la nuit des temps.


En janvier 2022, il y a exactement quatre ans, Vénus était déjà conjointe au Soleil - mais rétrograde. Nous étions alors en période de révision intérieure, de remise en question de nos valeurs, de nos relations, de notre rapport à l'amour et au pouvoir. De déconstruction nécessaire. Cette fois, Vénus est directe. Nous récoltons maintenant ce que nous avons semé durant ces quatre années.


Le 6 janvier - jour de l'Épiphanie - c’est une moisson. Vénus traverse le cœur du Soleil en cazimi exact sur Véga, le moment où nos cœurs peuvent fusionner avec une fréquence que nous avons oubliée.



VÉGA

Il était une fois une civilisation - Véga - où le féminin régnait non par domination, mais par résonance.


Tout vibrait en harmonie. Les bâtiments se chantaient dans l'existence. Les relations s'accordaient comme des instruments d'orchestre. La beauté était la loi fondamentale du réel. Le toucher était sacré. Les âmes se reconnaissaient par leur fréquence. Personne ne forçait l'harmonie. Si deux êtres ne résonnaient pas ensemble, ils s'inclinaient avec grâce et continuaient leur chemin.


C'était un monde construit sur la réceptivité, l'écoute, la beauté comme intelligence. Un monde féminin dans son essence même, magnifique tout en étant incomplet.


Dans sa quête de l'harmonie absolue, Véga avait confondu acceptation et réceptivité indiscriminée. Elle avait cru que la douceur suffisait, que la beauté protégeait et que l'amour désarmait toute violence.


Elle n'avait jamais intégré que la vraie harmonie exige parfois le conflit, que la vraie beauté exige parfois la destruction de ce qui la parasite, que le féminin doux sans le féminin sauvage est une proie.


Puis vinrent les Guerres d'Orion.

Dans les récits galactiques qui vivent dans notre inconscient collectif, on parle de ces conflits cosmiques où des énergies masculines - ayant perdu leur propre axe, déconnectées de leur cœur, cherchant le pouvoir pour combler un vide intérieur - ont rencontré des énergies féminines qui n'avaient jamais appris à poser de limites.


Que ces guerres aient eu lieu dans l'espace ou dans la psyché humaine n’est pas important. Ce qui compte, c'est le mythe opérant : ce qui n'intègre pas sa propre ombre finit par être dévoré par l'ombre extérieure.


Véga, dans sa beauté parfaite, avait refusé d'intégrer la fonction guerrière. Elle avait cru pouvoir rester pure et intacte.


Et en quelques heures, elle fut pulvérisée.


Nous sommes les survivantes archétypales.


Nous portons dans nos cellules la mémoire d'un paradigme féminin qui a été détruit encore et encore : Les temples de la Déesse, rasés ; les sorcières, brûlées ; les guérisseuses, pendues ; les voyantes, torturées ; les prêtresses, violées ; la Terre-Mère elle-même, dévastée.


Véga se manifeste chaque fois que nous avons confondu douceur et absence de limites.


Voilà pourquoi les bruits (ou le silence !) des humains nous terrorise - nous cherchons la symphonie perdue. Voilà pourquoi la laideur nous blesse physiquement - nous portons la mémoire de la beauté. Voilà pourquoi les relations dissonantes nous tuent - nous savons ce qu'est la vraie résonance. Voilà pourquoi l'architecture morte nous contracte - nous nous souvenons des espaces vivants. Voilà pourquoi nous voyons les trames partout - nous lisons encore la géométrie sacrée.


Nous ne sommes pas inadaptées : nous portons en nous la mémoire d’un monde harmonieux détruit, et la mission d’incarner cette harmonie ici - dans notre quotidien d’êtres humains.


Et aussi, soyons honnêtes, nous sommes fatiguées. Fatiguées d'essayer de créer la beauté dans un monde qui valorise la productivité. Fatiguées de sentir trop, de voir trop, d'entendre trop. Fatiguées de nous demander si nous ne sommes pas folles. Fatiguées de donner, donner, donner... et de nous effondrer ensuite, alors que nous sommes censées être des piliers !


JOUR 1 (3 JANVIER): RECONNAÎTRE LA PERTE

La pleine lune du 3 janvier nous invite d'abord à reconnaître. Pas à guérir, ni à transcender, du moins pas encore. Juste à dire : « Oui. Quelque chose a été perdu, et je porte ce deuil. »


Peut-être que ce jour-là, nous nous permettons simplement de ressentir pour toutes les fois où nous avons dû taire notre vision pour qu'on nous écoute, où nous avons caché notre sensibilité pour qu'on nous respecte, où nous avons renoncé à notre beauté pour qu'on nous prenne au sérieux, où nous avons choisi la raison contre la résonance.


Le premier jour, nous ne réparons rien. Nous honorons ce qui fut perdu. Peut-être dans une cuisine, en préparant un thé. Peut-être en marchant seule. Peut-être en regardant simplement par la fenêtre et en laissant le corps se souvenir.


SIRIUS

Face à Vega, Sirius nous appelle depuis le Cancer - le signe de la Mère primordiale, des eaux profondes, des mystères utérins.


Sirius - l'étoile qui guide les baleines et les dauphins, ces cétacés qui portent encore les chants de la Terre avant la Chute.


Sirius porte la mémoire du féminin puissant. Pas le féminin doux et harmonieux de Vega. Le féminin qui transforme par le feu.


Celui de la prêtresse, la magicienne, la gardienne des passages entre les mondes, le féminin de celle qui connaît la mort et la renaissance, de celle qui porte le pouvoir alchimique de transmuter la blessure en médecine.


Mais Sirius porte aussi une ombre.


Dans le mythe des Guerres d'Orion, certaines énergies siriennes ont participé aux conflits. Elles ont utilisé leur pouvoir, parfois pour défendre, ou pour attaquer, parfois pour « sauver » en contrôlant, en croyant savoir mieux que les autres ce qui était bon pour eux.


JOUR 2 (4 JANVIER): RENCONTRER SON POUVOIR ENFOUI

Le deuxième jour nous invite à sentir le feu.

Cette relation où nous donnons 90% et où nous nous disons « c'est normal, je suis plus forte ». Cette amie pour qui nous descendons dans son enfer encore et encore, même si nous en sortons épuisées. Ce poste où nous travaillons jusqu'à l'épuisement parce que « qui d'autre va le faire ? ». Cette réunion où nous ne disons pas ce que nous pensons vraiment par peur d'être « trop intense ».


Nous portons le feu dans nos veines, mais nous avons peur de brûler. Peur de devenir celles qui blessent. Peur que notre pouvoir, une fois libéré, ne sache plus s'arrêter.


Et cette peur - légitime - nous maintient petites et impuissantes. Nous nous sacrifions. Nous nous épuisons. Nous nous cachons.


Le deuxième jour, nous ne libérons pas encore le feu. Nous reconnaissons simplement où il est prisonnier dans notre corps.


JOUR 3 (5 JANVIER) : L’INTÉGRATION DE L’OMBRE

Le troisième jour nous invite à voir l'enseignement. Non pas la faute, non pas la honte, mais l'enseignement.


L'ombre de Vega est que nous avons confondu douceur et absence de limites. Nous avons cru que dire non brisait l'harmonie. Nous avons donné, donné, donné... jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien.


L'ombre de Sirius est que nous avons confondu pouvoir et sacrifice. Nous avons cru que notre valeur résidait dans notre capacité à porter le monde. Nous avons caché notre feu par peur de brûler. Les deux ombres nous ont maintenues fragmentées.


Vega avait raison sur la beauté, l'harmonie, la résonance, mais elle avait tort de croire qu'on pouvait les maintenir sans limites.


Sirius avait raison sur le pouvoir, la transformation, la magie, mais elle avait tort de croire qu'elle devait se sacrifier pour l'utiliser.


Peut-être que ce jour-là, dans notre vie quotidienne, nous remarquons simplement cette fois où nous avons dit oui alors que tout en nous criait non, cette fois où nous avons retenu une vérité par peur de blesser, cette fois où nous avons porté quelque chose qui n'était pas à nous.


Et au lieu de nous juger, nous murmurons:

« Je vois. Je comprends. Mais maintenant, je peux choisir autrement. »


Cette pleine lune sur l'axe Cancer-Capricorne parle du retour du féminin sacré, dans sa totalité.


Cancer - la Lune, Sirius : le féminin maternel, nourricier, émotionnel, sensible et intuitif, dont le ventre porte la vie et la magie coule dans le sang.


Capricorne - Vénus, le Soleil, Vega : le féminin sage, structurant, créateur de civilisations, l'architecte, la bâtisseuse, celle qui donne forme à la vision, celle qui pose des limites. C’est le féminin qui structure.


Pendant des millénaires, on nous a dit de choisir.


Soit nous sommes douces et aimantes, mais alors nous n'avons pas de limites, pas de structure, pas de pouvoir dans le monde matériel.


Soit nous sommes fortes et structurées, souvent seules, et coupées de notre intuition, de notre connexion au mystère.


Cette pleine lune dit : ASSEZ !


JOUR 4 (6 JANVIER) : L’UNION SACRÉE

Le 6 janvier, Vénus traverse le cœur du Soleil exactement sur Véga. Elle cesse de chercher l'amour et la reconnaissance à l'extérieur de lui-même pour pénétrer la source même de la lumière. Vénus ne se projette plus - elle est devenue solaire.


C'est la fin du féminin en quête de validation. Le commencement du féminin comme principe organisateur. Parce que ce passage ne parle pas au mental mais au système nerveux, il se manifeste souvent dans le corps : un relâchement dans la poitrine, une chaleur dans le ventre, une paix inattendue, comme si le corps se souvenait avant même que la pensée ne puisse suivre.


Peut-être que ce jour-là, nous faisons quelque chose de très simple : nous créons quelque chose de beau (un espace réorganisé, un texte, un dessin, une bonne soupe) et nous posons une limite claire à quelqu'un qui nous demande trop. Nous descendons dans une émotion difficile tout en maintenant notre structure. Nous offrons de la tendresse et refusons de porter ce qui ne nous appartient pas. Et peut-être sentons-nous alors quelque chose d'autre frémir : une joie discrète. Une gratitude douce, sans mots, d'être encore là, d'avoir traversé, de nous reconnaître entières pour la première fois depuis longtemps.


Ce qui se déploie entre le 3 et le 6 janvier 2026 un seuil civilisationnel. Depuis des millénaires, Polaris - l'Étoile du Nord - orientait l'humanité comme symbole du principe Yang. Mais selon Mantak Chia et les traditions taoïstes, un grand cycle s'achève désormais : Véga émerge comme nouvelle étoile de guidance spirituelle. Le principe féminin reprend sa place comme axe vivant du monde. Il revient non pas comme force dominée ou réactive, mais comme intelligence organisatrice du cosmos lui-même.


Lorsque nous réparons nos vies quotidiennes, nous participons à quelque chose de bien plus vaste : la réorientation du monde.


« Celle qui réconcilie les fils mal accordés de sa vie et les tisse ensemble en une étoffe de beauté a appris les mystères de la déesse. »

— Clarissa Pinkola Estés



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