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Pour celles qui traversent l'enfer : Nouvelle Lune du 20/11/25

  • Photo du rédacteur: Heather Louise
    Heather Louise
  • 16 nov.
  • 9 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 nov.

C'est la saison de l'obscurité.


Dans la mythologie grecque, Hadès enlève Perséphone et l'emmène aux Enfers. Elle descend contre sa volonté. Elle en ressort Reine.


Dans les écoles de mystères, dans les rites de passage autochtones, dans toutes les traditions initiatiques : on recréait ce voyage. On mourait symboliquement pour renaître transformé.


Certains passages de la vie nous imposent cette plongée en enfer - que nous le voulions ou non.


Le burn-out qui calcine.

La maladie qui dévore.

La séparation qui détruit tout ce qui était construit.

Le deuil qui fend le cœur.

L'effondrement financier qui dépouille les illusions.


Si vous traversez l'un de ces passages en ce moment : vous êtes exactement là où vous devez être. Au cœur d'une initiation, dans les entrailles de la nuit.

Ce texte est pour vous.


Pour celles qui descendent, qui cherchent, qui se préparent à remonter.


Un rituel vous attend plus loin dans ce texte - un chemin de cette Nouvelle Lune au Solstice d’Hiver vers la Lumière.


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Cette Nouvelle Lune rassemble Soleil, Lune, Mercure rétrograde et Lilith dans les profondeurs du Scorpion. Un tambour bat sous la roche. L'Esprit nous dit : « Je t'ouvre la porte dans la profondeurs de tes os, là où l'abus a dérobé la mémoire de ton feu sacré. Descends. Marche avec celles qui descendent à tes côtés. Récupère ce qui t'a été arraché. Le monde attend ton retour avec la puissance que tu avais oubliée. »


Le Grand Trigone d'Eau forme le chaudron. L'eau ne lutte pas : elle érode, elle perce, elle finit par tout reprendre.


Neptune et Uranus, à 29°29', ferment un cycle : le mystique et le révolutionnaire tiennent l'espace ensemble avant l'entrée de Neptune en Bélier en janvier 2026.


L'axe nodal à 15° Vierge/Poissons nous place face à l'essentiel : se défaire de l'archétype de la sauveuse et se tourner vers le Grand Vide.


Chaque fin est une initiation avec la promesse d'une renaissance, si l'on accepte de descendre jusqu'au fond.


Cette Nouvelle Lune ouvre un portail.

Alors que les dernières feuilles tombent, une seule question compte : Que devons-nous laisser mourir pour renaître ?

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Le Symbole Sabian de cette lunaison à 28-29° Scorpion :

« Une Indienne implore le chef de sa tribu d'épargner la vie de ses enfants. »


Ce degré met en scène une femme contrainte de négocier avec un pouvoir patriarcal plus fort qu'elle - un pouvoir qui décide du sort de ce qui lui est le plus précieux.


Ce symbole parle de celles qui ont tout donné - temps, énergie, années - pour qu'une famille, une relation, un projet tienne debout. Et au moment de la séparation, du conflit : l'un a les ressources, les alliés, les avocats. L'autre doit se battre avec moins, après avoir porté l'invisible pendant si longtemps.


C'est aussi la femme licenciée sans raison, celle que le corps médical n'écoute pas, celle qui supplie d'être entendue par une famille ou un partenaire émotionnellement sourd.


Ce symbole appelle un travail profond : plaider pour ce qui a été mis en danger en nous, récupérer ce qui a été pris, volé, sacrifié.


Mercure rétrograde conjoint à la Nouvelle Lune à ce degré exact nous invite à renverser la perspective :

Et si les « enfants » pour lesquels elle supplie n'étaient pas des enfants réels… mais des fragments de notre propre psyché ? Les parts prisonnières du traumatisme, enchaînées aux relations toxiques, brûlées par l’épuisement, ligotées par des loyautés impossibles, contraintes de plaire pour survivre...

Soudain la scène change :

il ne s'agit plus de sauver quelqu'un d'autre, mais de protéger ce qu'il y a de plus authentique, de plus intact, de plus ancien en nous.

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MERCURE : PSYCHOPOMPE ENTRE LES MONDES

Mercure rétrograde en Scorpion porte l'essence d'Hermès, guide des âmes - le seul dieu libre de passer entre les vivants et les morts. C'est lui qui a trouvé Perséphone dans le monde souterrain et a rapporté le message à Déméter.


Selon Demetra George, les Mystères d'Éleusis (probablement d'origine égyptienne) initiaient à travers ce mythe : descente, quête, ascension. Les initiés buvaient le kykeon, descendaient dans les ténèbres, confrontaient leur mortalité, et en émergeaient transformés.


Cette Nouvelle Lune réactive ce cycle ancien :

La descente : Perte, reddition, arrachement des fausses identités

La quête : L'âme qui erre, plaide, se souvient

L'ascension : Renaissance, retrouvailles, renouveau

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PERSÉPHONE À 28° VERSEAU

Perséphone à 28° Verseau forme un carré exact avec l'amas Scorpion. Pour celles en plein divorce, maladie, burn-out : la Nouvelle Lune dit « Descends jusqu'au fond. »

Mais Perséphone nous rappelle : « Tu deviens une Reine. Ne t'identifie pas à ta blessure au point d'oublier ta souveraineté. »


On ne peut pas contourner le monde souterrain, mais on ne peut pas non plus y rester et appeler ça de la guérison.


Perséphone en Verseau, c'est la pionnière. Celle qui refuse de rester coincée dans l'archétype de la jeune fille enlevée OU de la Reine des Enfers. Elle se tient dans le Verseau, le signe de l'égalité, de la vision collective qui transcende les anciens rôles. Elle ne veut plus jouer au jeu patriarcal : ni victime, ni sauvée, ni dominatrice. Elle veut une société où ces rôles n'existent plus, où personne n'a à supplier pour sa vie.


« J'ai traversé l'enfer. Je ne construis pas ma vie sur cette blessure. Je construis le monde dont j'avais besoin quand j'étais là-bas. »

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PERSÉPHONE ET LILITH : DEUX CHEMINS VERS LA MÊME SOUVERAINETÉ

Perséphone a été enlevée, arrachée aux champs de fleurs. Elle a appris sa puissance dans la descente imposée et elle en est revenue Reine, capable de circuler entre les mondes.


Lilith, elle, a refusé dès le début de se soumettre. Elle a choisi l'exil plutôt que la servitude, la solitude plutôt que la fausse harmonie. Elle a payé le prix de son intégrité : la diabolisation, l'effacement, l'exil du jardin.


L'une apprend par la transformation de ce qui lui est fait.

L'autre apprend par le refus radical de ce qu'on veut lui faire.

Et pourtant, elles se retrouvent au même endroit : dans la connaissance de leur propre nature, intacte et inaliénable.


Cette Nouvelle Lune rassemble les deux : la Reine des Enfers qui revient avec la sagesse de la mort, et l'Exilée qui revient avec la mémoire de son feu originel.

Quelle que soit ta voie, transformation ou refus, descente ou révolte, tu arrives à la même vérité :

Tu n'as jamais eu besoin de permission pour être toi-même.

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Et maintenant, si ce texte résonne en toi, voici un rituel pour ancrer cette transformation :

UN RITUEL POUR LA NOUVELLE LUNE EN SCORPION

À faire à tout moment dans la fenêtre de la nouvelle lune entre le lundi 17 novembre et le dimanche 23 novembre.


Installe-toi dans un espace tranquille. Allume une bougie. Laisse ton corps s'assouplir suffisamment pour être bien confortable.


ÉTAPE 1 : ÉCRIRE À CELLE QUE TU AS ÉTÉ

Adresse-toi à toutes celles que tu as été, celles qui ont tenu la barre quand personne ne les tenait, celles qui ont encaissé en silence, celles qui ont continué parce qu'il fallait bien continuer.

Celles qui ont tant donné qu'elles se sont presque dissoutes, celles qui sont restées par peur, par loyauté, ou parce qu'on leur avait appris à ne pas bouger, celles qui ont porté les fardeaux des autres comme si c'était la seule façon d'être aimées, celles qui ont réprimé leurs besoins jusqu'à oublier qu'elles en avaient.

Écris-leur avec tendresse, comme à un enfant qui n'a jamais été vraiment protégé :

« Merci. Merci d'avoir tenu. Merci d'avoir continué alors que tu aurais eu mille raisons d'abandonner. Tu as été d'un courage immense, même quand tu pensais échouer. Tu m'as portée plus loin que tu ne le crois. Et maintenant… tu peux déposer tout ça. Je suis là. Je prends le relais. »

Quand tu auras fini, arrête-toi un moment. Respire. Observe ce qui se passe dans ton corps : un soupir qui s'échappe, une chaleur dans la poitrine, des larmes qui montent, un ventre qui se détend, enfin.

Ce sont les premiers signes que quelque chose en toi lâche la garde et commence doucement à se libérer.


ÉTAPE 2 : ÉCRIRE À CELLE QUE TU DEVIENS

Sur une deuxième page, écris ce que tu décides d'incarner à partir d'aujourd'hui, sans retour en arrière.

La paix que tu ne sacrifies plus pour rassurer les autres. Des relations réciproques, où l'amour et le soin circulent dans les deux sens. Des limites fermes qui protègent ton énergie comme un territoire sacré. Un climat intérieur doux, chaque matin, même les jours sombres. Une vérité qui ne tremble plus, même quand elle dérange le confort des autres. Une abondance réelle, qui nourrit tous les domaines de ta vie.

C'est ton contrat avec ton futur. Ton pacte avec la femme que tu es en train de devenir.

Tu peux écrire, par exemple :

« Je laisse derrière moi l'illusion que ma valeur dépend de ce que je donne. »

« Je choisis des relations où je n'ai rien à prouver pour être aimée. »

« Je m'autorise pleinement à recevoir. »

« Je récupère la bienveillance qu'on ne m'a pas donnée : j'ai ma place ici. »

« Je dis oui et non avec clarté, sans me justifier. »

« Je m'entoure de respect, de joie et d'amour. »

« Je reste libre sans renoncer au lien. »

« J'accueille une abondance qui me soutient vraiment. »

Et termine par : « Je mérite tout cela et je remercie de l'accueillir dans ma vie. »


ÉTAPE 3 : LIBÉRER L'ANCIENNE HISTOIRE

Prends la première lettre, celle où tu as reconnu tout ce que tu as porté. Tiens-la un moment entre tes mains, comme on tient un ancien fardeau pour la dernière fois. Puis déchire-la lentement, avec intention, comme si tu défaisais un vieux pacte, un sort qui te retenait.

Laisse chaque déchirure descendre dans ton corps : un souffle, une tension qui lâche, une émotion qui remonte - tout est juste.

Ensuite, brûle les morceaux. Regarde le feu transformer ce qui te retenait : ce qui était lourd devient lumière, ce qui était figé se met en mouvement.

Quand il ne reste que des cendres, jette-les dans les toilettes et tire la chasse, pour que l'eau emporte définitivement ce qui n'a plus sa place.

Le feu purifie. L'eau clôture. Les deux ensemble libèrent complètement.

Et dis, en laissant partir :

« Je libère ce que j'ai porté trop longtemps. [Ajoute le nombre d'années, si cela te vient.] L'ancien cycle est terminé. Je ferme cette porte. Ma nouvelle vie commence. »


ÉTAPE 4 : ANCRER LA NOUVELLE HISTOIRE

Garde ta deuxième lettre sur ta table de nuit. Pose dessus une pierre, un cristal, un objet qui te parle - qu'il devienne ton talisman, ton point d'ancrage.

Lis cette lettre chaque soir avant de t'endormir, jusqu'au Solstice d'hiver le 21 décembre.

Trente jours. Le temps qu'il faut pour que la nouvelle peau se forme sous l'ancienne.

Je sais, ça peut sembler beaucoup. Mais tu as passé des années, peut-être des décennies, à répéter les mêmes schémas, à tenir les mêmes rôles, à porter les mêmes fardeaux.

Ton système nerveux ne change pas avec une bonne intention ou un moment de clarté. Il change avec la répétition douce. La constance bienveillante. Le choix renouvelé, soir après soir, de revenir à toi.

Chaque lecture est un acte d'amour :

« Je te choisis, toi, maintenant. »

« Ce nouveau chemin est sûr, tu peux t'y reposer. »

« Voici qui nous sommes en train de devenir. »

C'est ainsi que le système nerveux apprend à faire confiance : par la répétition d'une promesse tenue.


ÉTAPE 5 : LA LIBÉRATION FINALE AU SOLSTICE

Le 21 décembre, la nuit la plus longue de l'année, emmène ta deuxième lettre dans la nature.

Brûle-la si tu peux. Puis offre les cendres - ou les morceaux de papier - à la terre : au pied d'un arbre, dans un ruisseau, dans n'importe quel lieu qui t'appelle.

La terre sait quoi faire de ce que tu lui confies. Elle transforme, recycle et redonne vie.

Ce geste dit simplement :

« Je suis devenue ce que j'ai écrit.

Je rends l'ancienne version de moi à la terre.

Un nouveau cycle commence. »

L'arc se ferme : descente, traversée, remontée.

Entre cette Nouvelle Lune et le Solstice, nous traversons le seuil le plus sombre de l'année - le temps de la gestation, où ce qui doit mourir se décompose pour nourrir ce qui veut naître.

Alors que doit mourir maintenant ?

L'illusion que notre valeur se mesure à notre utilité.

La version de nous qui s'excuse d'exister.

La fidélité à ceux qui ne nous ont jamais vraiment vues.

La manie de porter les fardeaux des autres pour éviter notre propre vide.

La peur de notre propre force.

La tension dans les mâchoires de la fille docile.


Laissez-les partir.


La lumière revient au Solstice - mais seulement si nous laissons mourir ce qui doit mourir.


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POUR CELLES QUI TRAVERSENT L'ENFER

Celles qui ont vécu plusieurs vies dans un seul corps.

Qui ont élevé des enfants, bâti des mondes, tenu des familles ensemble à mains nues.

Qui sont le mouton noir de leur famille.

Qui ont aimé pleinement, tout perdu, recommencé.

Qui ont survécu à ce qui devait les briser.

Qui ont choisi la solitude plutôt que le mensonge.


Je vous vois.


Celles qui ont porté les autres jusqu'à l'épuisement.

Celles qui sont restées silencieuses et soumises si longtemps que vous avez oublié le son de votre propre voix.

Celles qui sont parties et ont été punies pour cela.

Vous êtes en plein passage. C'est brutal. Et vous n'êtes pas seules.


Revenez.


Pas pour supplier qu'on vous donne une place. Pour la prendre.


Dans un monde qui préfère les femmes silencieuses - parlons.

Dans un monde qui nous préfère lisses - montrons nos cicatrices.

Dans un monde qui nous veut jeunes, agréables, faciles à consommer - relevons-nous.


Le monde n'a pas besoin d'un énième idéal féminin infantilisant.

Il a besoin de femmes-sages : de femmes qui voient dans l'obscurité, qui parlent, qui tranchent.

De femmes qui enseignent, qui protègent, qui transmettent.


La lignée des femmes puissantes n'est pas éteinte.

Elle traverse l'enfer.

Elle en ressort couronnée.


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