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Quand le corps dit stop ! La Pleine Lune du Burn-Out : 5 novembre 2025

  • Photo du rédacteur: Heather Louise
    Heather Louise
  • 5 nov. 2025
  • 12 min de lecture

Une femme est allongée sur la table. Son bassin est verrouillé depuis des années. Les fascias ont la mémoire longue : ils portent l'empreinte de l'abus subi dans l'enfance, des mains qui n'auraient jamais dû toucher, des intrusions qui ont appris au corps à se pétrifier pour survivre.


Il faudra un mélange de fasciathérapie et d'hypnose pour obtenir la permission - non pas de forcer, mais d'inviter son corps à relâcher ce qui s'est figé. Car le corps nous protège, il se souvient et refuse de lâcher tant qu'il ne se sent pas en sécurité.


Dans un hôpital psychiatrique, un jeune homme décide de rentrer chez lui. Pas parce qu'il va mieux, au contraire. Des souvenirs de viol viennent de refaire surface, et la peur le submerge. Mais un autre patient, plus âgé, devient violent. Il vient d'agresser quelqu'un de plus jeune. Le personnel, débordé, n'a plus les moyens de garantir sa sécurité. Alors il part. C'est un choix par défaut : celui qu'on fait quand rester devient plus dangereux que partir. Il faut libérer un lit. Gérer l'urgence. Le trauma, lui, attendra.


Dans un cabinet de psychologue, une séance d'une heure vient d'ouvrir une blessure profonde. La patiente est en mille morceaux, dissociée, à peine capable de marcher. « Faites un petit tour dans le parking avant de reprendre la voiture », lui dit-on avec bienveillance. Le patient suivant attend déjà. Il faut évacuer. Il faut fonctionner. Le corps explosé devra se recomposer seul, sur le bitume, entre deux voitures.


45 minutes chez l'ostéo. 30 minutes chez la kiné. Des corps traités comme des machines à réparer à la chaîne, dans une société qui a oublié que la guérison du trauma ne peut se faire qu'à la vitesse du système nerveux, comme le rappelle Bessel van der Kolk dans Le corps n'oublie rien.

Cette Pleine Lune du 5 novembre 2025 nous confronte à cette vérité brûlante : dans une société dénaturée et dissociée, l'axe Taureau-Scorpion devient notre axe de survie, celui qui nous force à réapprivoiser le corps que nous avons dû abandonner pour continuer à vivre.



LA LUNE EXALTÉE EN TAUREAU

La Lune atteint son exaltation à 13° du Taureau, face au Soleil à 13° du Scorpion. La Lune exaltée en Taureau nous ramène dans notre corps. Elle est la gardienne du rythme naturel, celle qui sait que la guérison n'a rien de spectaculaire : elle se tisse dans la lenteur, dans la confiance et le retour au souffle. La Lune en Taureau ne veut pas analyser le trauma, elle veut lui offrir un lit chaud, un battement régulier, une respiration où la vie peut revenir.


Son exaltation est un rappel : le corps n'est pas un obstacle à l'âme, il en est le temple. Sous cette pleine lune, chaque cellule réclame la permission d'exister sans devoir justifier sa douleur. C'est la sagesse du Taureau : honorer la densité, la matière, la simplicité. Ralentir assez pour entendre ce que la peau, le ventre, la terre disent depuis toujours : « je suis là, je te soutiens, reviens dans le monde sensible ».


Mais comment s'enraciner quand le corps lui-même est devenu un territoire dangereux ?


VÉNUS, JUPITER ET PLUTON : L’ÉQUILIBRE IMPOSSIBLE

Le maître de cette Lune, Vénus à 28° Balance, forme un T-carré tendu avec Jupiter en Cancer et Pluton en Verseau. Vénus cherche la beauté, l’harmonie, la relation juste, mais elle se retrouve écrasée entre deux forces.


Jupiter en Cancer, l'archétype de l'enfant intérieur qui a désespérément besoin de soin, de protection, de réparation. C'est la partie de nous qui crie « Occupe-toi de moi ! »


Pluton en Verseau, c’est la colère de l’adulte lucide : « Le système est nul, détruisons-le ! » Entre les deux, Vénus en Balance incarne l’épuisement du médiateur, du parent, du soignant, du thérapeute : celle ou celui qui tente de garder l’équilibre alors qu’il n’y a plus d’énergie pour tenir.


Le T-carré révèle la tension du burn-out : une partie n'en peut plus, une autre veut tout détruire, et au milieu, nous essayons de rester fonctionnels, alors que nous n'avons même plus la force de nous tenir debout.


LE CERF-VOLANT : UNE PORTE VERS LA GUÉRISON

Au cœur de cette impasse, une respiration s’ouvre : le cerf-volant. Jupiter en Cancer, base du cerf-volant, pointe vers Pluton en Verseau, soutenu par Mars à 0° Sagittaire et Neptune à 29° Poissons.


Mars apporte le courage d’affronter ce qui a été fragmenté. Neptune offre la compassion infinie nécessaire pour accueillir les parties honteuses ou terrifiées. Ensemble, ils permettent à Jupiter de s’ouvrir au soin et à Pluton de relâcher son contrôle.


Le cerf-volant dit ceci : la tension n’est pas une impasse, c’est une énergie qui peut s’élever si elle est tenue avec courage et compassion.


OPPOSITION MARS-URANUS : QUAND LE CORPS DIT STOP MAIS QU'ON CONTINUE QUAND MÊME

Sous cette Pleine Lune du 5 novembre, Mars à 0° Sagittaire s’oppose à Uranus à 0° Gémeaux, rétrograde. Cette opposition décrit avec une précision chirurgicale la dynamique du burn-out : l’esprit qui veut continuer à avancer alors que le corps a déjà déclaré forfait.


Mars en Sagittaire, c’est la quête de sens qui pousse à tenir coûte que coûte. C’est le guerrier spirituel qui dit : « Je dois comprendre, je dois trouver du sens à ce qui m'arrive. »


Cette opposition Mars–Uranus agit comme un court-circuit nerveux. Le corps arrache la prise, le système électrique disjoncte. La tête veut continuer à servir, à comprendre, à donner mais les jambes tremblent, la nuque se raidit. la cage thoracique se bloque. Les insomnies s’allongent, les battements s’accélèrent, le cœur tape trop fort. Le corps parle le langage du système nerveux : tremblements, vertiges, perte d’équilibre, accouphènes, brouillard mental. C’est Uranus qui coupe le courant.


Mars pousse. Uranus coupe. Et nous, pris entre les deux, oscillons entre culpabilité et effondrement.

Le burn-out, c’est exactement cela : Mars continue d’appuyer sur l’accélérateur pendant qu’Uranus a déjà coupé le moteur. Le mental veut encore créer, aider, soigner, comprendre. Mais le corps, saturé, se retire du champ. Il se débranche, littéralement. Et la société nous répond : « Respire. Fais du yoga. Va marcher en forêt. Essaie les bols tibétains. Prends de l'ashwagandha. »


Mais Uranus, maître du système nerveux, fait écho aux mots de Gabor Maté dans son livre Quand le corps dit non : « Le corps a parlé, il dit non. »


Sous cette Pleine Lune, l'opposition Mars-Uranus nous demande : Combien de fois encore vas-tu te forcer à avancer alors que chaque cellule supplie d'arrêter ? Combien de fois encore vas-tu chercher du sens à l'effondrement, transformer ta révolte légitime en « leçon de vie » ?


Ton corps ne veut pas de leçon. Il veut que tu arrêtes. Maintenant. Pas demain. Pas après ce projet. Pas après avoir trouvé du sens. Maintenant.


URANUS À 29° TAUREAU : LA DERNIÈRE CHANCE DE RÉINTÉGRER LE CYCLE

Et ce « maintenant » résonne d'autant plus fort que le 8 novembre 2025, Uranus repasse de 0° Gémeaux à 29° Taureau, le dernier degré, le degré de crise, celui où la Terre dit stop. Ce retour est un événement cosmique majeur : la planète des révolutions revient une ultime fois dans le signe de la matière, pour boucler un cycle commencé en mai 2018.


Uranus à 29° Taureau, c’est le système nerveux collectif qui craque. C’est la saturation des structures physiques, psychiques, sociales qui ne peuvent plus contenir la charge. C’est le burn-out planétaire. Mais c’est aussi le moment où, pour la première fois depuis longtemps, le corps reprend la parole. Il tremble, il s’effondre, il crie, il se libère.


Ce retour d’Uranus dans le Taureau se déroule sous la garde silencieuse des Pléiades, à la fin du signe l’amas d’étoiles qui veille sur les seuils de passage. C’est là que la matière se souvient de ses origines stellaires. C’est là que la guérison quitte le mental pour redevenir biologique, instinctive, animale.


Depuis 2018, Uranus en Taureau nous apprend la révolution la plus radicale : celle de réintégrer le corps comme espace de conscience. Fatigue chronique, effondrements nerveux, maladies inexpliquées, autant de langages du corps collectif qui réclame la reconnexion. Et maintenant, au dernier degré, Uranus exige la libération de la matière, le retour à la lenteur, à la respiration, à la sécurité intérieure.


Neptune à 29° Poissons accompagne ce passage : il dissout les mirages spirituels, les illusions de contrôle, les fuites dans la quête de “sens”.

Tout, dans ce ciel de novembre, parle de fin de cycle. Fin du productivisme du corps. Fin de la spiritualisation du trauma. Fin du déni des limites. Une dernière invitation à se souvenir que le corps est la première maison de l’âme.


LILITH EN SCORPION : LA RAGE DE CE QUI A ÉTÉ VIOLÉ

Mais les Pléiades ne sont pas seules dans cette Pleine Lune. Face à elles, dans le signe opposé du Scorpion, Lilith vraie et Lilith moyenne se tiennent comme un miroir sombre et nécessaire.

Si les Pléiades représentent le féminin qui a fui pour survivre, Lilith incarne le féminin qui a refusé de fuir et qui a été bannie pour ce refus. Chassée du jardin d'Éden pour avoir refusé de se soumettre, elle n'a jamais plié. Elle n'a jamais demandé pardon. Elle n'est jamais revenue en rampant.


Lilith vraie et Lilith moyenne, toutes deux en Scorpion, apportent la rage de ce qui a été pénétré de force, contrôlé, possédé, violé. Lilith ne pardonne pas. Elle n'oublie pas. Elle refuse le récit qui voudrait que nous digérions notre trauma en 45 minutes, que nous « passions à autre chose », grâce à la cohérence cardiaque, que nous soyons « fonctionnels » pour ne pas déranger.


Lilith en Scorpion exige la reconnaissance de ce qui a été détruit. Elle ne veut pas de la compassion condescendante du système qui a permis la violence. Elle veut la vérité brute.


SCORPION-TAUREAU : L'AXE DE RÉAPPROPRIATION DU CORPS

L'axe Taureau-Scorpion devient alors le théâtre de cette tension :

Taureau (Pléiades) :

  • La mémoire du corps qui a dû se dissocier pour survivre

  • La transformation forcée en quelque chose d'autre (colombes, étoiles, symptômes)

  • Le féminin qui se cache, qui se fait petit, qui devient invisible

  • La survie par la fuite, la métamorphose, l'adaptation

Scorpion (Lilith) :

  • La rage du corps violé qui refuse d'oublier

  • Le "non" qui ne sera jamais retiré

  • Le féminin qui refuse de se faire petit, qui exige reconnaissance

  • La survie par la confrontation, la vengeance, le refus de céder

Sous cette Pleine Lune, ces deux énergies convergent et nous posent leurs questions brûlantes :

Les Pléiades nous demandent : « Quel corps as-tu dû abandonner pour survivre ? Quelle partie de toi a dû se transformer, se cacher, devenir invisible pour ne pas être détruite ? »


Lilith nous demande : « Quelle rage portes-tu pour ce qui t'a été fait ? Qu'est-ce qui, en toi, refuse de pardonner, refuse d'oublier, refuse de "guérir" selon les termes du système ? »

Et ensemble, elles créent le cycle complet de la réappropriation du corps :

  1. Reconnaître ce qui a été perdu ou volé (Pléiades) – nommer la dissociation, honorer les parties de nous qui ont dû fuir

  2. Permettre la rage de cette perte (Lilith) – ne pas spiritualiser trop vite, ne pas "pardonner" prématurément

  3. Réhabiter ce qui reste (Lune exaltée en Taureau) – revenir dans la chair, même abîmée, même terrifiante

  4. Transformer ce qui doit mourir (Soleil en Scorpion) – laisser mourir les mécanismes de survie qui ne servent plus


Cette Pleine Lune nous demande d'intégrer la douceur des Pléiades ET la rage de Lilith. De reconnaître que nous avons fui ET que nous sommes en colère. Que nous avons dû nous adapter pour survivre ET que cette adaptation a un coût inacceptable. Que nous portons à la fois la mémoire de la transformation forcée et le refus de continuer à nous transformer pour complaire à un système violent.

C'est peut-être cela, la véritable guérison sur l'axe Taureau-Scorpion : ne plus avoir à choisir entre fuir ou combattre. Pouvoir enfin habiter un corps qui n'a plus besoin de se défendre en permanence.


On dit souvent que l'axe Vierge-Poissons est l'axe de la santé. Mais l'axe Taureau-Scorpion est l'axe de la réappropriation du corps dans une société dénaturée.


Le Taureau nous demande : Peux-tu réhabiter ce corps ? Peux-tu ressentir sans te dissocier ? Peux-tu recevoir du plaisir, de la douceur, de la sécurité ?


Le Scorpion nous confronte : Es-tu prête à affronter ce qui a été fait à ce corps ? Es-tu capable de descendre dans la crypte, de toucher la putréfaction, de tenir la mort avant la renaissance ?


Cette Pleine Lune nous dit : la guérison ne peut pas être industrialisée. Elle ne peut pas être standardisée en sessions de 30 ou 45 minutes. Elle ne peut pas se faire à la vitesse du système capitaliste qui a besoin de corps productifs, fonctionnels, performants.


La guérison du trauma se fait à la vitesse du système nerveux. À la vitesse de la confiance qui se reconstruit neurone par neurone. À la vitesse du fascia qui consent enfin à relâcher ce qu'il a figé pour nous protéger.


L'axe Taureau-Scorpion gouverne notre rapport aux ressources, et cette Pleine Lune révèle un paradoxe rarement nommé : avoir trop d'argent épuise autant que de ne pas en avoir assez.


Ne pas avoir assez, c'est le burn-out de la survie. C'est le corps en alerte permanente, le système nerveux qui ne peut jamais se détendre parce que la menace est réelle. C'est l'épuisement de compter, calculer, rogner, choisir entre payer le loyer ou se soigner. C'est la violence d'une société qui dit prends soin de toi tout en rendant le soin inaccessible.


Mais avoir trop, et ce trop varie selon les contextes, c'est un autre type d'épuisement, moins visible mais tout aussi réel. C'est la charge mentale de gérer, optimiser, protéger, multiplier. C'est les heures passées à surveiller des investissements, calculer des impôts, prendre des décisions financières qui n'en finissent jamais. C'est aussi, souvent, la culpabilité paralysante : celle d'avoir quand d'autres n'ont pas, celle de ne jamais pouvoir simplement se reposer dans l'abondance.


Les deux extrêmes mènent au même endroit : un corps épuisé.


Le Taureau nous rappelle que les ressources ne sont pas qu'une abstraction bancaire : elles sont ce qui nous permet de nous sentir en sécurité, ancrés, nourris. Et le Scorpion nous confronte à la question taboue : combien d'énergie vitale sacrifions-nous, riches ou pauvres, à la gestion de l'argent plutôt qu'à la vie elle-même ?


Voici ce que cette Pleine Lune propose : faire circuler.

Donner. Donner pour alléger la charge. Donner pour briser le cycle de l'accumulation anxieuse. Donner pour que l'argent redevienne ce qu'il aurait toujours dû être : un moyen de prendre soin, pas une fin en soi. Donner à ceux qui n'ont pas assez. Donner aux initiatives qui soignent autrement. Donner pour que d'autres puissent se reposer, respirer, guérir à leur propre rythme.


Le Scorpion nous enseigne que la véritable richesse se trouve dans la transformation : ce que nous lâchons circule, nourrit, régénère. L'argent qui stagne pourrit. L'argent qui circule guérit.


Cette Pleine Lune nous demande de trouver la juste mesure : celle où l'argent sert la vie, et non l'inverse. Celle où les ressources nous permettent de respirer, et de permettre à d'autres de respirer aussi.


LAISSER LE CORPS TREMBLER : LA SAGESSE DES ANIMAUX

Il existe pourtant des approches qui honorent les temporalités du corps. La TRE (Trauma Release Exercises), développée par David Berceli, nous ramène à une sagesse animale que nous avons oubliée : après un choc, les animaux tremblent.


Regardez un zèbre qui vient d'échapper à un lion. Son corps se met à vibrer, à trembler de manière incontrôlable. Ce ne sont pas des tremblements de peur – ce sont des tremblements neurogènes, le système nerveux qui décharge l'énergie de survie accumulée pendant la fuite. Une fois les tremblements terminés, l'animal retourne brouter, comme si rien ne s'était passé. Le trauma ne s'installe pas parce que le corps a pu compléter le cycle.


Les humains, eux, ont appris à interrompre ce processus. « Arrête de trembler. Calme-toi. Reprends-toi. » Nous figeons les tremblements par la honte, par le contrôle social, par la dissociation. Et le trauma s'enkyste dans les fascias, les muscles, le système nerveux – exactement là où le bassin de cette femme s'est verrouillé depuis des années.


La TRE propose quelque chose de révolutionnaire dans sa simplicité : des postures qui fatiguent doucement les muscles jusqu'à déclencher les tremblements involontaires. Pas des tremblements que l'on contrôle. Pas des mouvements que l'on décide. Mais des vibrations qui émergent du tronc cérébral, du système nerveux autonome, cette partie de nous qui a figé le trauma pour nous permettre de survivre.


C'est le Scorpion qui passe par le Taureau : le trauma enfoui (Scorpion) qui se libère par le corps qui vibre, qui tremble, qui lâche (Taureau). Sans parole. Sans narration. Juste le corps qui fait ce qu'il aurait dû pouvoir faire au moment du choc.


Et voici ce qui est radical : les tremblements ne peuvent pas être forcés. On ne peut que créer les conditions pour qu'ils émergent – et leur demander la permission. Si le système nerveux ne se sent pas en sécurité, il ne lâchera rien. C'est le corps qui décide du rythme, de l'intensité, du moment.

Une session de TRE peut durer 15 minutes, ou 45, ou s'interrompre après 3 minutes parce que c'est suffisant pour aujourd'hui. Ce n'est pas le thérapeute qui décide. C'est le corps. C'est cette partie de nous qui sait exactement ce qu'elle peut métaboliser, et à quelle vitesse. C'est une affaire de permission donnée au corps, de tremblements autorisés, de temps non contraint. C'est un retour à la sagesse animale que nous n'aurions jamais dû perdre, et qui aujourd'hui nous aide à guérir.


L’ÉLOGE DE LA LENTEUR

Sous cette Lune en Taureau, face au Soleil en Scorpion, il n'est plus question d'en faire davantage.

Il s'agit de ralentir. De retrouver ce tempo oublié : celui du corps qui vibre, celui de la Terre qui respire.

Demander la permission au corps avant toute chose.

Permission de ne rien produire aujourd'hui.

Permission de respirer sans but, comme l'arbre qui n'attend rien du vent.

Permission de sentir la fatigue sans la juger, de s'y déposer comme une pierre au fond de la rivière.


Comme le thérapeute qui attend le « oui » des fascias, nous sommes appelés à cette même patience : attendre que le corps dise « je peux », et non « je dois ».


Cette Pleine Lune nous rappelle que le corps a ses marées intérieures, que la guérison mûrit comme le fruit sur la branche, au rythme du souffle, du cœur, du nerf qui consent enfin à lâcher.


Elle ne nous demande pas d'aller mieux.

Elle nous demande d'être ici :

dans ce corps qui tremble comme une feuille au vent,

dans ce cœur fatigué qui bat encore,

dans cette respiration incomplète qui cherche son chemin.

De rester là, sans forcer le printemps, sans accélérer l'aube.

Parce que c'est là, dans cette lenteur retrouvée, que la vie revient, non pas comme injonction, mais comme reconnaissance. Tout doucement.

Comme si elle se souvenait enfin de notre nom.

Comme si elle murmurait :

« Te voilà. Je t’attendais. »

©2025 The Offerings of Vesta
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