Nouvelle Lune en Vierge : Le vide fécond

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La saison de la Vierge est devenue synonyme de tri et de rangement : on vide les placards, on réorganise les étagères et l’on éprouve cette satisfaction presque euphorique de s’attaquer enfin au fameux tiroir fourre-tout.
Mais le rangement n’est que la surface et derrière ce besoin de faire de la place se cache un désir plus profond : celui de retrouver le fil de sa destinée.
Car à force d’accumuler les objets, les obligations, les habitudes, les attentes des autres, etc. nous pouvons finir par perdre de vue ce qui nous appartient vraiment. Désencombrer devient alors une manière de revenir à l’essentiel, de dégager suffisamment d’espace autour de nous et en nous pour sentir à nouveau ce qui nous nourrit et ce qui nous appelle.
C’est toute l’invitation de cette Nouvelle Lune en Vierge : discerner ce que nous laissons entrer dans notre vie, ce que nous mangeons, les personnes que nous fréquentons, le travail et les habitudes auxquels nous donnons notre énergie, jusqu’aux objets dont nous remplissons nos maisons.
Marie Kondo nous invite à ne garder que ce qui « éveille la joie ».
La Vierge nous pose une question plus essentielle :
Cela nourrit-il encore ma vie ?

En contemplant cette Nouvelle Lune, mon regard s’est posé sur cette chaise où j’ai la fâcheuse tendance à empiler mes vêtements plutôt qu’à les ranger.
Chez moi, le désordre a longtemps été intimement lié à la dissociation. Depuis l’enfance, je peux cesser de voir ce qui m’entoure, oublier où j’ai posé les choses, accomplir un geste sans vraiment l’enregistrer parce qu’une partie de moi n’est tout simplement pas là.
Ces dernières années, je m’exerce à habiter pleinement mon corps. Cela passe par des choses minuscules : m’arrêter au milieu d’un geste, regarder ce que mes mains sont en train de faire, me rappeler que je suis ici.
Revenir habiter son corps n’a rien d’un simple exercice de présence. Car si nous l’avons quitté, ce n’était pas sans raison. Se dissocier peut être la seule manière de survivre à ce que le corps, lui, ne pouvait ni fuir ni empêcher. Et lorsque l’on décide de revenir, on y retrouve ce que l’on avait dû abandonner : des émotions impossibles à ressentir, des tensions enfouies, des parts très jeunes de nous-mêmes laissées derrière.
Car ce que nous refusons de ressentir ne disparaît pas pour autant. Cela continue d’agir en sourdine : dans nos relations, dans ce que nos proches finissent par porter pour nous, dans les schémas que nous répétons, jusque dans la manière dont notre corps se tend, se protège et réagit.
Donc c'est par la conscientisation des petits gestes du quotidien que l'on revient dans son corps.
Et en pliant mon t-shirt, j’ai pensé à la dimension holographique de ce geste. Prendre soin de son espace de vie, de son corps, de son mental : chaque niveau semble refléter les autres. Lorsque l’on remet de l’ordre à un endroit, quelque chose peut commencer à s’ordonner ailleurs.
Ainsi nous pouvons retrouver peu à peu le fil : en dégageant ce qui encombre, en prenant soin de ce qui nous abrite, en créant suffisamment d’espace pour entendre ce qui cherche à nous guider.
Ce chemin peut être étonnamment léger et joyeux.
En pliant mon t-shirt, j’ai pensé à tous les êtres qui avaient rendu possible le simple privilège de le porter. Le coton a poussé quelque part. Il a fallu de la terre, de l’eau, du soleil. Des mains l’ont récolté, transformé, filé, teint, coupé, cousu, transporté. Une multitude de vies et de gestes se trouvent ainsi invisiblement tissés dans un objet devenu si ordinaire que je pouvais le jeter négligemment sur une chaise.
Alors je l’ai plié avec soin. Et dans ce geste très simple, en remerciant intérieurement tous ceux qui avaient participé à son voyage jusqu’à moi, quelque chose a changé. Le rangement n’était plus une corvée. Il y avait de la gratitude, et avec elle une forme inattendue de joie.
Il en va de même pour la nourriture. On peut éplucher une pomme de terre en pensant à la terre dans laquelle elle a poussé. Goûter du riz basmati et imaginer un instant le chemin immense qui l’a conduit jusqu’à notre bol : la terre, la pluie, le soleil, les personnes qui l’ont cultivé et récolté, celles qui l’ont préparé, transporté, vendu.
Quand on y pense vraiment, même un bol de riz devient extraordinaire.
Prendre soin commence là : dans cette capacité à retrouver, derrière les choses les plus ordinaires, tout ce qui a rendu leur présence possible.
Cette attention change notre rapport aux choses. Nous ne regardons plus seulement ce que nous possédons, mais la manière dont nous vivons avec, ce que nous choisissons de garder près de nous, ce que nous entretenons, et ce dont il est peut-être temps de nous séparer.
Assainir son espace commence là : en portant un regard conscient sur ce que nous choisissons de garder.
J’ai contemplé cette relation à travers quatre espaces que nous habitons : notre foyer, notre corps, notre mental et notre âme.
I. L’espace du foyer
Le premier espace nous emmène à l’extérieur: Qu’est-ce qui m’entoure ?
La pile près de la porte que je ne vois même plus. Le tiroir que je referme vite pour ne pas avoir à regarder dedans. La boîte mail avec ses milliers de messages non lus. L’agenda surchargé d’obligations. Le placard rempli de choses que je n’ai pas touchées depuis des années. Les vêtements d’une personne que je ne suis plus.
Un espace peut soutenir le système nerveux ou le solliciter. Les objets réclament notre attention, même lorsque nous nous y sommes tellement habitués que nous ne les remarquons plus consciemment.
Et parfois, l’encombrement est plus qu’un rangement remis à plus tard.
Parfois, c’est l’attachement rendu visible.
La robe dont nous n’arrivons pas à nous séparer même si on ne l'a plus portée depuis 2013. Le carton que nous avons emporté avec nous à travers trois déménagements sans jamais l’ouvrir. L’objet qui appartenait à quelqu’un qu’on a perdu. Les affaires d’une ancienne identité qui attendent patiemment que nous admettions que nous n’y retournerons pas.
C’est pourquoi faire du tri peut provoquer des émotions très fortes. Nous ne sommes pas seulement en train de décider si nous allons garder un objet, mais parfois nous décidons si nous sommes prêts à laisser partir la version de nous-mêmes qui lui est attachée.
Une maison n’est pas simplement un ensemble de pièces et de possessions.
C’est notre nid.
Nous disposons des objets autour de nous pour créer de la familiarité, de la sécurité, de la continuité et un sentiment d’appartenance. Les photographies, les livres, les couvertures, les meubles hérités et ces petits objets étranges qui ne signifieraient rien pour personne d’autre nous disent : c’est ici que je vis et c’est ici que je suis en sécurité.
Nos maisons deviennent une peau extérieure de la psyché.
L’encombrement ne signifie pas toujours la même chose. Certaines personnes sont naturellement désordonnées. S’organiser peut devenir difficile en période de deuil, de dépression, d’épuisement ou de débordement, ou simplement parce que nos cerveaux n’organisent pas tous l’attention de la même manière. L’accumulation compulsive comme le syndrôme de Diogène est une véritable pathologie et non une forme extrême de désordre.
Cette distinction est importante car notre culture traite souvent l’encombrement comme un échec moral.
La Vierge a, ici aussi, son ombre car le discernement peut si facilement devenir jugement.
Alors, plutôt que de commencer par : Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à m’en débarrasser ?, on peut se demander avec curiosité ce que le fait de garder ces choses accomplit pour nous.
Après une perte, les possessions peuvent devenir des ancres de continuité. Un objet peut porter une mémoire, une possibilité, une identité, un sentiment de sécurité, et un lien avec une personne qui n’est plus là.
Il n’y a rien de pathologique à faire son nid. La difficulté apparaît lorsque le nid devient si fortifié qu’il n’y a plus assez de place pour y vivre à l’intérieur.
La Vierge ne nous demande pas de détruire le nid mais d’en prendre soin et de voir ce qui est encore vivant et porteur de sens, et ce qui est devenu matière morte.
Cet objet appartient-il encore à la personne que je suis en train de devenir ?
Le vide peut faire peur. Mais celui-ci est un vide fécond : un espace laissé libre pour que la vie puisse venir y semer quelque chose de nouveau.
II. L’espace du corps
Le deuxième mouvement nous entraîne vers l’intérieur:
Qu’est-ce que j’absorbe ? Qu’est-ce que je digère ? Qu’est-ce que je porte ?
Le corps vit selon des rythmes d’absorption, d’assimilation et d’élimination. Nous inspirons et nous expirons. Nous mangeons, digérons, absorbons et éliminons. Nous oscillons entre activation et repos. La santé ne dépend pas seulement de notre capacité à recevoir, mais aussi de notre capacité à distinguer ce qui peut nous nourrir de ce qui doit simplement nous traverser.
Psychiquement, nous absorbons des expériences, des sensations, des relations, des attentes, des informations, les émotions et les exigences des autres. Certaines deviennent une part de nous et d’autres ont besoin de temps pour être métabolisées. D’autres encore ne nous ont jamais appartenu.
Et ce qui n’a pas encore été intégré continue parfois de parler à travers le corps : une mâchoire qui ne sait plus se relâcher, une respiration suspendue, des épaules qui portent encore le poids du monde, un système nerveux qui a si bien appris la vigilance qu’il n’a pas encore reçu le message que le danger est passé.
L’intelligence du corps nous demande du discernement.
Qu’est-ce qui me nourrit vraiment ?
Qu’est-ce qui m’alourdit ?
Qu’est-ce que je porte encore qui ne m’appartient pas ?
III. L’espace du mental
Le troisième espace est peut-être le plus difficile à désencombrer, car l’encombrement mental se déguise facilement en quelque chose d’utile.
On rejoue la conversation d’hier pour trouver ce que l’on aurait dû dire. On répète celle de demain pour tenter de contrôler ce qui n’est pas encore arrivé. Encore une possibilité à explorer, un article à lire, une explication à trouver.
Le don de la Vierge est le discernement : distinguer, analyser, affiner. Mais tout don projette une ombre. Le discernement peut devenir critique, hypervigilance et rumination.
Même le développement personnel peut devenir la conviction qu’il y a forcément quelque chose en nous à réparer.
Parfois, le mental s’agite parce qu’il redoute ce qui apparaîtrait s’il se taisait.
Sous tout ce bruit se trouve un territoire sans problème à résoudre, sans avenir à anticiper.
Seulement le silence.
Alors, plutôt que de demander au mental de cesser de penser (impossible !) on peut simplement le remercier : Merci ! Mais toi aussi, tu as droit au repos. Ces dix mille pensées sont-elles vraiment utiles ? Est-ce là que je veux dépenser mon énergie ?
Puis se demander :
Qu’est-ce qui mérite réellement mon attention ?
Car notre attention est précieuse. À chaque instant, nous choisissons où la déposer : sur l’écran de notre téléphone ou sur l’arbre derrière la fenêtre. Sur le bruit incessant de nos pensées, ou sur une plante ou une fleur, en la remerciant d’être là.
IV. L’espace de l’âme
Nous ne rangeons pas la maison, ne prenons pas soin du corps et n’apaisons pas le mental simplement pour devenir plus productifs. Nous faisons de la place pour retrouver notre juste place dans un espace aligné avec qui nous sommes.
Il y a quelque chose de presque monastique dans la Vierge. Son archétype est celui de la prêtresse qui veille sur le temple. Le latin virgo nous donne « vierge », mais sur le plan archétypal, la virginité ne signifie pas la chasteté. Elle signifie appartenir à soi-même : être souveraine.
La Vierge sait ce qui appartient au sanctuaire et ce qui doit en sortir. Elle crée suffisamment de silence pour entendre l’essentiel.
Les êtres humains ont toujours créé des rituels pour cela. À travers des traditions très différentes, les rites de passage ont fait appel au jeûne, à la solitude, à la prière, à la purification, à l’épreuve. Tous portent une intuition ancienne : pour devenir, il faut accepter une mue.
L’initié quitte pour un temps le confort, les possessions, les distractions et les rôles à travers lesquels il se reconnaît. Il franchit un seuil dépouillé de l’échafaudage habituel de son identité.
Qui suis-je lorsque ce dont je me sers pour me définir n’est plus là ?
« Dépouillement » est le mot juste.
Nous nous dépouillons d’une identité, d’une défense, d’une ancienne allégeance, d’une histoire sur la personne que nous pensions être.
Et lorsque suffisamment de masques sont tombés, une autre question peut enfin se faire entendre :
Qu’est-ce que je suis réellement venu vivre ici ?
Non pas la « mission de vie » comme une nouvelle performance, mais le Vivant qui murmure à travers l’armure fissurée par les épreuves :
Qu’est-ce qui demande à être vécu à travers moi ?
Voilà ce que les rites de passage nous aidaient autrefois à entendre.
Notre culture ne marque pas les grands seuils de l’existence : le deuil, le divorce, la perte d’un emploi, une maladie, un déménagement… Nous entrons dans une autre vie, mais rien ne marque le passage. Et sans rituel, une part de nous peut rester fidèle à une identité que la vie nous demande déjà de quitter.
C’est peut-être pourquoi les grandes transitions réveillent si souvent un instinct de tri, comme si nous inventions spontanément notre propre rituel : nous coupons nos cheveux, vidons nos armoires, donnons nos affaires, jeûnons, partons seuls, marchons dans la forêt.
La psyché comprend quelque chose que le mental rationnel a oublié :
Une vie nouvelle a besoin d’espace.
L’axe Vierge-Poissons
Le dialogue entre la Vierge et les Poissons s’inscrit avec force dans le ciel de cette Nouvelle Lune.
Mercure, maître de la Vierge, forme un Grand Trigone d’Air avec Uranus et Pluton, tout en s’opposant à Neptune : une configuration en Cerf-volant.
Il y a ici une formidable électricité mentale : Mercure exprime, Uranus éveille, Pluton pénètre. Ensemble, ils peuvent faire éclater nos façons habituelles de penser et révéler ce que nous ne pouvions voir auparavant.
Mais Neptune se tient face à Mercure.
Il dissout les frontières dont Mercure a besoin et parle à travers les rêves, les symboles, l’intuition et l’imagination mais aussi la projection, le fantasme voire la confusion.
Le discernement de la Vierge devient alors essentiel :
Qu’est-ce qui vient de mon intuition ? Qu’est-ce qui vient de mes peurs ?
Nous imaginons souvent la structure et le lâcher-prise comme des opposés. Pourtant, la créativité nous enseigne le contraire.
Je repense à mes cours de calligraphie japonaise à la vingtaine, où j’ai découvert combien un geste simple pouvait révéler notre état intérieur.
Ma prof observait ma manière de déposer l’encre sur le papier et me répétait que j’en mettais beaucoup trop ! Mon pinceau produisait un trait trop épais. À partir de cela, elle pouvait me parler de l’état de ma rate selon la médecine chinoise. « Damp spleen! », disait-elle en riant.
En calligraphie, impossible de revenir indéfiniment sur son geste. On prépare l’encre, tient le pinceau, trouve la juste quantité, puis on trace. Et on laisse le geste être ce qu’il est.
On peut maîtriser la technique, mais lorsque l’eau, le pigment et le papier se rencontrent, une part du résultat nous échappe.
C’est là que la Vierge et les Poissons se rencontrent.
La Vierge prépare le contenant, affine le geste, trouve la juste mesure. Puis les Poissons nous demandent de laisser l’encre faire son œuvre.
La structure ne diminue pas le mystère. Elle lui donne un lieu où advenir.
Alors, lorsque la maison est désencombrée et que la pièce devient silencieuse, que reste-t-il ?
Quand le corps ne porte plus ce qui ne lui appartient pas, que deviennent nos mâchoires, nos épaules, notre respiration ?
Quand le mental cesse d’analyser et d’anticiper, que pouvons-nous enfin entendre ?
L’invitation de cette Nouvelle Lune en Vierge est celle-ci : créer du vide.
Mais le vide est fécond ! Comme l’obscurité de la matrice, il est l’espace où quelque chose d’encore invisible se prépare à naître.
Alors nous rangeons notre maison pour y faire entrer davantage de lumière. Nous prenons soin de notre corps. Nous choisissons avec discernement ce qui nourrit notre esprit.
Et puis nous attendons…
Sans exiger de savoir ce qui viendra ensuite, nous laissons la porte ouverte à notre âme, afin qu’elle puisse habiter pleinement notre corps et notre vie.
Lorsque notre espace, notre corps, notre mental et notre âme s’alignent, la magie peut opérer.
Et nous pouvons retrouver alors le fil qui, depuis toujours, cherche à nous conduire vers notre destinée.
Pour donner corps à cette réflexion, voici un rituel à expérimenter au fil du prochain cycle lunaire :
Rituel de Nouvelle Lune
Choisissez un petit espace de votre maison : une étagère, un coin de table, une partie de votre bureau ou de votre table de nuit.
Videz-le entièrement et prenez chaque objet entre vos mains et demandez-vous :
Cela appartient-il encore à la personne que je suis en train de devenir ?
Remettez ce qui reçoit un véritable oui. Donnez, déplacez ou laissez partir ce qui reçoit un non.
Puis laissez volontairement une partie de cet espace complètement vide.
Asseyez-vous quelques instants devant ce vide. Sentez vos pieds, votre respiration, votre corps, puis demandez-vous : Qu’est-ce qui occupe encore en moi un espace qui ne lui appartient plus ?
Écrivez ce qui vient sur un petit morceau de papier. Retournez-le et inscrivez simplement :
Je rends cet espace au Vivant.
Laissez le papier dans cet espace pendant tout le cycle lunaire, jusqu’à la prochaine Nouvelle Lune, ne mettez rien à sa place.
Chaque fois que vous passerez devant cet espace, observez l’envie éventuelle de le remplir.
Et rappelez-vous simplement :
Je ne sais pas encore ce qui appartient ici.
Ne cherchez pas immédiatement ce qui doit venir ensuite. Ne remplacez pas l’ancienne identité par une nouvelle. Ne transformez pas le vide en projet.
Laissez cet espace respirer.
Regardez ce qui se passe en vous à mesure que la Lune croît, devient pleine, puis décroît à nouveau.
Peut-être qu’au cours du mois quelque chose émergera : une envie, une évidence, une rencontre, une idée, un changement de direction.
Ne vous précipitez pas pour lui donner une forme.
La Vierge a préparé le contenant et les Poissons laissent le mystère faire son œuvre.
À la Nouvelle Lune suivante, en Balance, signe qui nous invite à nous tourner vers l’Autre, revenez devant cet espace.
Et demandez-vous :
Qu’est-ce qui demande maintenant à prendre place dans ma vie ?
Peut-être saurez-vous quoi y déposer.
Peut-être choisirez-vous de le laisser vide encore un peu.
L'importance est d'honorer ce vide fertile pour reconnaître ce qui mérite vraiment d’y pousser.
Belle Nouvelle Lune à vous !
Et que l’espace s’ouvre à tous les possibles...
Une dernière note de gratitude à MiaSan, ma prof de calligraphie japonaise, dont l’œuvre illustre cet article. Plus de vingt ans après, son enseignement m’accompagne encore.




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